Ma première expression a été le chant.
J’ai chanté avant de parler, avant de marcher.
La première liberté.
Ma première image, c’est la campagne, où la vie est magique.
Mon corps était léger et facile, et on m’a offert d’apprendre tout ce que je voulais ou presque. J’ai ainsi pratiqué la danse, le cirque et plus tard, le théâtre .
Notre maison était remplie de musique du matin au soir.
J’avais envie de tout dévorer jusqu’à ce que mes neurones explosent et mes cellules éclatent.
A l’âge de 9 ans...
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Ma première expression a été le chant.
J’ai chanté avant de parler, avant de marcher.
La première liberté.
Ma première image, c’est la campagne, où la vie est magique.
Mon corps était léger et facile, et on m’a offert d’apprendre tout ce que je voulais ou presque. J’ai ainsi pratiqué la danse, le cirque et plus tard, le théâtre .
Notre maison était remplie de musique du matin au soir.
J’avais envie de tout dévorer jusqu’à ce que mes neurones explosent et mes cellules éclatent.
A l’âge de 9 ans, j’ai commencé la scène et les cours de chant dans l’école de ma tante.
Régulièrement, nous nous produisions sur la toute petite scène de ce lieux convivial ou toutes les familles venaient s’entasser pour applaudir les progrès de leurs proches.
J’ai d’abord chanté ici, à Annecy, puis sur les scènes de la ville, puis un peu plus loin.
Jusqu’à ce que je porte un jugement sur moi même, monter sur scène était aussi naturel que manger, sauf que j’avais un peu mal au ventre avant. La faim peut être…
Le monde est brutal. Il écorche les enfants qu’il a bercé.
Pour les maux, il m’a fallu des mots.
Au même âge, j’ai commencé à écrire des poèmes, à l’école, entre deux exercices.
D’abord des choses naïves, puis, plus tard, des trucs supers torturés déprimants normaux d’adolescente.
Mais pas de chansons.
Pour les chansons, c’est à Paris, en 2001, que tout à commencé.
Dans les cours d’écriture d’Eric Guilleton, à la Manufacture Chanson.
Nous avions des exercices d’écriture chanson, et je crois que c’est le jeu qui m’a plu. Quand on joue, on peut exprimer sans limite des choses qui nous dépassent.
J’ai écrit, il a mis en musique, puis d’autres ont arrangé, puis j’ai rencontré Matthieu Delamarre.
Il était bassiste, j’avais besoin d’un bassiste.
Ça a collé comme un chewing gum à la godasse.
Naturellement, il a composé et j’ai écrit, et on a joué avec les uns et les autres à Paris et ailleurs.
Il y a peu de rencontres aussi puissantes, on peut les compter.
J’ai eu la chance d’en faire plusieurs.
C’est ainsi qu’un peu plus tard, ailleurs, à Genève, nous avions besoin d’un bon batteur et d’un mec en or, et on a rencontré Jacques Lambelet, qui était les deux.
Il a canalisé notre inexpérience joviale, et nous a ouvert les portes de son studio à Lausanne, dont est sorti notre 1er album « Baïla mémé »
Nous avons commencé le travail de fond, celui qui remet tout en question.
Je suis passée de désillusion en désillusion.
Je parle de ça car c’est important.
Je veux exprimer ce qui traverse nos cœurs, et qui est si pur.
Pour cela, il me faut passer par le mien, sans mentir, en allant guigner au fond.
En même temps, dans ce tourbillon, nouvelle belle rencontre : Phil Bouvier, accordéoniste, nous offre ses talents en rejoignant la formation.
Après cela, ma vie de jeune femme m’a rattrapée. J’ai donné naissance, et je suis entrée en action et le flou s’est dissipé.
Pas de frein, un véritable moteur ! Un cadeau !
En un rien de temps, tout est redevenu facile, un jeu.
J’avais 7 ou 8 projets en tête, dont un nouvel album beaucoup plus rock.
J’en ai mis 5 ou 6 de côté faute de temps, et nous avons repris les enregistrements, et les repet’ et la création, et enfin les concerts.
La suite au prochain épisode.
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Hello!
J'ai adoré votre prestation hier soir au Chat Noir. Surtout 'Hécatombe' qui est une de mes chansons préférées de Brassens (en même temps hier soir je me suis rendu compte que j'en avais beaucoup, des chansons préférées de Brassens...)
quelle énergie...
bon concert samedi et vivement qu'on puisse écouter l'album,
nico
bonjour et bien ecoutée...Noris The Passover
chouette!
Mais 3 titres, c'est court, j'en aurai bien écouté un peu plus...
Bravo!
Heeyyy !!!! Quand tu joues dans les environs ? A toute, Olivier
J'ai aussi fait une chanson qui parle d'un monstre (elle est pas sur ma page, mais sur mon site).
Sinon, je suis impressioné par les sons de sythé que t'arrrive à sortir de ta flûte!
des dents blanches? ça doit pas être de moi qu'tu parles...
tadadam... tadam tam tam...
le monstre, par contre...
des journées de mer...veilles...
bravo, toi! j'taime bien, crénom de nom et toutlayou saperlipopette.
Merd à dieu et vive le planning familial anal!
bisous tout doux
antoine de la sagne