Historique du Harasse Jazz Band
1980-1983
Naissance au printemps 1980, premier concert le 12 juillet dans la grande salle d’Orzens. Après 4 répétitions, François Clot « Oin-Oin » (Batterie), Gilbert Peter (Piano), Philippe Paquier (Guitare), Jean-Jacques Bühler (Clarinette), René Crisinel (Trombone) et Michel Burnand (Cornet) interprètent 4 morceaux mémorables : Tin Roof Blues, Muskrat Ramble, Livery Stable Blues et le toujours joué Royal Garden Blues. Courant septembre, Jean-Philippe Martin et son banjo nous rejoignent en lieu et place de Philippe qui préfère le pop-rock au New Orleans.
Du coup le nom de l’orchestre voyait le jour : Oin-oin et Jean-Phil jouaient à 3 ou 4 dans une formation appelée « Les Cageots » ; à 6 il fallait voir plus grand d’où l’idée de ”Harasse…”
Premiers pas hésitants dans la voie du swing. Jean-Jacques ne résiste pas longtemps aux accompagnements de revue et à la rigidité « partitions » d’une bonne partie des musiciens élevés dans l’esprit plutôt classique. Son feeling l’emmène ailleurs. Max Hartman le remplace, le jazz « vieux style » attendra encore quelques années.
1984
Etape importante pour l’évolution de l’orchestre. Pour accompagner le spectacle scolaire « Basic » au théâtre du Jorat à Mézières, il faut recruter des musiciens pour renforcer la formation de base. Arrivent, entre autres, Jean-Pierre Saxer (Clarinette) et Armand Vernez (Trompette) qui avait déjà fait une apparition en été 83 pour remplacer Michel lors d’une tournée dans le Jura. Les feux de la rampe éteints, Max rentre chez lui (ah ! ce café du Soleil), Jean-Pierre et Armand restent pour une aventure de longue durée.
1985
Fraîchement intronisé instituteur à Thierrens, Carlo Bounous rejoint l’orchestre avec sa guitare basse (dur d’oublier les bals de campagne…) ; 2 ans plus tard, la contrebasse le convaincra et il ne s’en séparera plus.
1988
François ne pouvant pas, pour des raisons professionnelles, suivre l’orchestre en Sardaigne pour préparer la Revue de Thierrens, Jérémie Crisinel le remplace. La substitution se prolongera au-delà du mois de décembre donnant un sérieux coup de jeune au HJB. Jusqu’en 1990, même si le groupe reste partie prenante de la revue, il s’en distancie imperceptiblement. Le répertoire dixieland s’étoffe et l’orchestre se trouve à même d’assurer des prestations qui commencent à tenir debout (participation au festival de jazz de Payerne entre autres).
1990
Quitte ou double 1. Malade depuis quelques temps, Gilbert ne suit plus qu’épisodiquement les activités de l’orchestre, il finira par nous quitter le 23 septembre.
Un week-end pluvieux de début juin a failli mettre un terme à l’aventure . Le Locle et son festival n’ont que peu entendu l’ensemble joratois. L’arrivée providentielle (bien qu’un peu précipitée) du tout jeune Alain Jeanfavre un soir d’août va relancer la machine et l’amener définitivement sur les rails « néo-orléanais »
1992
Un premier aboutissement. Après de longs mois d’une préparation assidue, Le HJB sort son premier CD, enregistré à Froideville. Sorti un peu à la hâte, il n’en reflète pas moins l’évolution et la stabilité d’un groupe qui va rester le même pendant 4 ans.
1993-1996
12 à 15 prestations annuelles ponctuent le travail de fond qui voit le répertoire s’enrichir, permettant à l’orchestre de faire bonne figure dans n’importe quelle situation. Même si la manière « classique » de jouer est encore bien présente, le swing pointe le bout de son nez et le HJB commence à être reconnu (Cully, Yvonand, Chamblon devenant des rendez-vous réguliers)
1997
L’annonce en septembre 96 du départ de Jean-Pierre déstabilise un groupe que le « ronron » menaçait. Une année avec Alain Michoud, saxophoniste de talent, plus enclin au « middle » qu’au traditionnel et aux ambitions peut-être trop élevées pour les autres a prolongé le malaise. Armand, à son tour, émet le vœu d’arrêter sa participation à l’orchestre. De 8, le groupe se retrouve à 6. La recherche d’un clarinettiste ou d’un saxophoniste soprano devient impérieuse pour espérer la poursuite de l’aventure.
1998
Quitte ou double 2. Daniel Bruderer qui joue de tous les saxos, sauf du soprano mais qui ne connaît rien au vieux style, se laisse tenter par le défi. En mai, il donne son premier concert en notre compagnie. Son arrivée a non seulement permis la survie du HJB mais également influencé son évolution musicale avec l’apparition au répertoire de quelques pièces plus proches de 1950 que des années 20.
1999-2000
L’aboutissement de cette mutation, c’est « Festif Feet », un deuxième CD qui fixe pour la postérité 17 titres enregistrés une nouvelle fois à Froideville. La stabilité retrouvée permet à l’orchestre de se lancer de nouveaux défis dont une participation au festival de jazz de Megève.
2001
Après 21 ans de bons et loyaux services, René envisage de raccrocher son trombone. Les recherches pour trouver son remplaçant ne sont pas longues. Daniel contacte un de ses collègues de feu « Baggy Trump ». Jean-Yves Cochard, plus branché « middle » que Dixieland est malgré tout intéressé. La transition se fait en douceur et dès l’automne l’orchestre travaille quelques titres plus « modernes » alors que Jean-Yves s’adapte peu à peu au style plus ancien.
2002
Année de transition, une quinzaine de prestations assurent le rythme de croisière. Le répertoire se voyant complété de 4 arrangements sur des thèmes de Georges Brassens.
2003
Après 5 ans à 7, l’orchestre se retrouve à 8 avec le retour du clarinettiste prodigue. Jean-Jacques Bühler, de retour dans le Nord vaudois rejoint la formation de ses débuts, permettant à Daniel d’axer son activité sur le saxo ténor et, nouveauté appréciable, le saxo baryton.
Dans cette formation proche du Dutch Swing College Band souvent prise comme référence, le répertoire se retravaille et s’enrichit.
2004-2005
Projet de CD en tête, l’orchestre continue de se produire aux 4 coins du canton, voire au-delà, travaille à de nouveaux projets (Création du « Jazz dans la Grange » à Thierrens entre autres). Le fruit de cette longue gestation se concrétise par l’enregistrement d’une 3e galette en mai au Centre Nestlé de Vers-chez-les Blancs. La sortie officielle en novembre est jumelée avec la célébration du 25e anniversaire de l’orchestre en présence de nombreux anciens dans la grande salle d’Orzens… tout un symbole.
Merci à Philippe Telfser et Beat Clerc (Tp), Michel Forestier et Régis Dessimoz (Tb), Etienne Duruz, Yves Guyot et Daniel Favez (Pno), Michel Basset, Alain Corthésy et Gilbert Corbaz (Basse), Jean-Claude Noverraz (Tuba), Pierre-Alain Béguin, Claude Meynent, André Waridel, Eric Meylan , Jean-Luc Decrausaz et Olivier Clerc (Dm) dont les noms n’apparaissent pas dans cette chronique mais qui, une ou plusieurs fois, sont venus pallier à l’absence d’un titulaire lors d’un engagement.
Michel Burnand
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vous diffuser régulièrement des disques "new-orléans" sur drs musigwelle suisse, pourriez-vous me donner par mail les références des disques concernés : nom de l'orchestre,où se procurer, soit le disque, soit un cd. merci de votre attention.Meilleures salutations.iCH MAG CHWITZERLAND SO GERNE